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Felix Bentlin, Jürgen Höfler, Angela Million (dir.), Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions, Berlin, TU Berlin Universitätsverlag, 2021. © Borderline City (www.borderlinecity.com).

Felix Bentlin, Jürgen Höfler, Angela Million (dir.), Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions, Berlin, TU Berlin Universitätsverlag, 2021, p.98. Projet "Minorities and Urban Regeneration", par les étudiant.es du M2 Urbanisme et Expertise internationale, option European Cities, à l'Ecole d'Urbanisme de Paris (promotion 2019-2020). © Borderline City (www.borderlinecity.com).

Felix Bentlin, Jürgen Höfler, Angela Million (dir.), Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions, Berlin, TU Berlin Universitätsverlag, 2021. Photo : Adeline A. Gasnier © EUP.

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Publication [open access] | Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions

Courant 2019-2020, les étudiant.es en deuxième année de Master Urbanisme et Aménagement à l’EUP, du parcours Urbanisme et Expertise internationale – option European Cities, ont participé au projet Borderline City
En avril 2021, une large synthèse du projet a été publiée et est disponible en libre accès (bilingue allemand / anglais).

Borderline City : un projet européen réunissant 19 universités

Portée par la Technische Universität Berlin (TU Berlin), le projet européen Borderline City se concentre notamment sur la labilité des délimitations intra-européennes. Si les anciennes frontières nationales s’estompent, d'autres délimitations se cristallisent, à l’instar des phénomènes de gated communities [résidences fermées] au sein des zones urbaines, par exemple.

Projet européen, Borderline City réunit à ce jour 19 universités, de Madrid (Espagne) à Bucarest (Roumanie), en passant par Stockholm (Suède) et Vienne (Autriche). Et quelques 380 étudiant.es, futur.es urbanistes, ont ainsi pu travailler ensemble. Initié en 2019-2020, Borderline City s'articule en deux temps. Pendant le premier semestre universitaire (ou semestre d'hiver), les étudiant.es, au sein de leurs université et cursus respectifs, ont conduit un travail collectif en rapport avec le projet. La seconde phase, Summer school [école d'été], a consisté en la réunion des participant.es au cours d'une semaine d'échanges. 

Avec l'irruption de la pandémie de covid-19 et la brusque fermeture des frontières intra-européennes, en mars 2020, la Summer School du projet Borderline City a dû s'adapter. Prévue pour avoir lieu à la TU Berlin, elle s’est transformée en intense semaine d'échanges en ligne, du 11 au 18 mai 2020. Durant ces sept jours de workshops, huit équipes — réunissant chacune une université allemande et une université européenne — ont prolongé et développé les résultats des travaux conduits durant le semestre d'hiver. Travaux impactés par la survenue de la pandémie. 

Une publication (avril 2021) : Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions

De cette expérience est née une publication : Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions
Et cinq missions, en matière de politique publique pour le développement urbain européen, se sont dégagées de ce vaste travail collectif : 
▪ Les quartiers servent de lieux clefs pour re-stimuler les habitant.es et construire des communautés stables, en temps de crise.
▪ La réévaluation de l'espace public et privé rompt avec les motifs conventionnels de cohabitation, et demande des environnements de vie et de travail innovants.
▪ L'espace public doit être modifié en accord avec les besoins émergents et les paramètres clefs.
▪ Garantir un accès inclusif et développer des processus favorisant les communautés collaboratives peut aider à dépasser les disparités spatiales et sociales.
▪ Les infrastructures doivent être mises en réseau et spatialement adaptées, en tant que biens publics, en tenant compte des nouvelles fonctions et attentes en matière de services.

En libre accès, la publication Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions présente une quarantaine de projets (projets semestriels et projets réalisés durant la Summer School), articulés selon les cinq grands axes dégagés.

Le projet des étudiant.es du parcours M2 Urbanisme et Expertise internationale – option European Cities

Les étudiant.es du parcours M2 Urbanisme et Expertise internationale – option European Cities (cursus dispensé en anglais) ont participé avec le projet "Minorities and Urban Regeneration". 
Encadré.es et accompagné.es par Marcus Zepf (ingénieur-architecte, professeur à l'EUP, co-directeur de l'EUP), Marine Tritz (secrétaire pédagogique, relais relations internationales) et Violette Arnoulet (attachée temporaire d'enseignement et de recherche à l'EUP), les étudiant.es ont collectivement travaillé au premier semestre sur la ségrégation socio-spatiale et les processus de régénération dans les villes de Paris, Athènes (Grèce), Vienne et Tallinn (Estonie). Et trois étudiant.es (Olga Suslova, Valentin Carraud et Melissa Kosseifi) ont également participé à la Summer School.

"It is important to remember that the city represents the product of social processes. All borders shift as time passes, and all borders imply not only a physical separation, but also a social one. One of the metropolitan challenges of the late XX and the XXI century is an increasing social polarization due to the neoliberal globalization of the economy. As a response, several Western European countries have introduced an integrated area-based urban regeneration approach, focusing on disadvantaged neighborhoods. Our research looked at theoretical debates on segregation and spatial justice, including the causes and effects of socio-spatial inequality throughout European countries. (...) We looked at the links between the presence of sexual minorities in the neighborhood and the consequent gentrification, along with the gradual displacement of the population. (...) We learned that the process of gentrification might expulse the sexual minorities at the origin of that very process from the neighborhood. We also learned that the presence of sexual minorities in public space does not entail increased tolerance toward them. (...) We can conclude that even when there is no spatially translated border in the city, a border still exists in the minds of its inhabitants.*" — Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions, Berlin, p. 98.

 

Sources et liens :
▪ Site internet de Borderline City :
https://borderlinecity.com/en/homepage/
Télécharger et lire la publication (allemand/anglais) :
Felix Bentlin, Jürgen Höfler, Angela Million (dir.), Shifting Borders in the Wake of the COVID-19 Pandemic in European Cities and Regions, Berlin, TU Berlin Universitätsverlag, 2021.
https://depositonce.tu-berlin.de/handle/11303/12542 [Archive]


[* "Il importe de se souvenir que la ville représente le produit de processus sociaux. Toutes les frontières bougent au fil du temps, et toutes les frontières impliquent non seulement une séparation physique, mais aussi une séparation sociale. L’un des défis auxquels font face les métropoles de la fin du XXe et du début XXIe siècle consiste en une polarisation sociale croissante, causée par la globalisation néolibérale de l’économie. En réponse, plusieurs pays d’Europe de l’Ouest ont introduit une approche de la régénération urbaine intégrée par secteurs, se concentrant sur les quartiers défavorisés. Notre recherche a observé les débats théoriques à propos de la ségrégation et de la justice spatiale, en incluant les causes et effets des inégalités socio-spatiales à travers les pays européens. (…) Nous avons observé les liens entre la présence de minorités sexuelles dans un quartier et la gentrification consécutive, parallèlement au déplacement graduel de la population. (…) Cela nous a appris que le processus de gentrification pourrait causer l’expulsion du quartier de ces mêmes minorités sexuelles à l’origine du processus. Cela nous a également appris que la présence de minorités sexuelles dans l’espace public n’engendre pas un accroissement de tolérance à leur égard. (…) Nous pouvons conclure que même lorsque les frontières ne reçoivent pas de traduction spatiale dans la ville, une frontière existe toujours dans l’esprit de ses habitant.es." — Librement traduit du passage en anglais cité plus haut.]

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